PARIS, 12 octobre 2006 (AFP) - Dominique Strauss-Kahn, candidat à l'investiture socialiste, a proposé un "approfondissement de la démocratie sociale" avec une représentativité plus juste des syndicats et une importance plus grande accordée à la négociation collective, à l'occasion du centenaire de la Charte d'Amiens. Cette charte, signée le 13 octobre 1906 par la CGT, définit l'indépendance syndicale vis-à-vis des partis politiques et investit le syndicalisme de la tâche d'oeuvrer à "l'accroissement du mieux-être des travailleurs".
Dans une lettre ouverte adressée jeudi aux confédérations syndicales, M. Strauss-Kahn leur rend hommage, estimant que les syndicats "sont un contrepoids indispensable dans notre démocratie" et constituent "un atout pour notre pays confronté aux difficultés qui l'assaillent". Considérant que la démocratie française est malade notamment "de la faiblesse de sa démocratie sociale", il estime que l'entreprise "doit être démocratisée".
A cet égard, il suggère que la représentativité des organisations professionnelles repose "sur le résultat d'élections, et non plus sur une situation historique", et aussi que soit instauré "définitivement" "le principe de l'accord majoritaire pour la validation à chaque niveau des accords négociés". Il estime encore, dans un "changement radical de perspective", que pour les sujets relevant de la compétence des partenaires sociaux, "il faut donner la priorité à la négociation collective sur la loi". Il propose à cet égard d'introduire un mécanisme "en vertu duquel les partenaires sociaux sont systématiquement saisis des sujets relevant de leurs compétences", tels les relations professionnelles, le droit du travail, l'emploi, la formation professionnelle.
"Si des négociations aboutissent, l'accord majoritaire interprofessionnel ainsi conclu est automatiquement traduit en droit", écrit-il. Mais s'il y a blocage, "la loi devient le seul moyen de faire prévaloir l'intérêt général". "Il n'y a pas que l'Etat qui soit à même de défendre l'intérêt général, un compromis entre partenaires sociaux peut y concourir", explique-t-il, considérant qu'"il est temps aujourd'hui de construire un nouvel âge dans les relations entre la politique et le syndicalisme".
Il a bien raison de foncer DSK, de rentrer dans le lard de tout ce qui encombre son passage. Que nains de jardin et speakerines s’écartent, la bête est lancée et elle écrabouillera tout sur son passage, poussée par une foule enthousiaste de peurs de rien gagnés par la rage de vaincre. ;-)
On n’arrête pas le peuple...
Rédigé par: jpb | 15 octobre 2006 à 13:45