Les soutiens de DSK en Seine-et-Marne

Venez soutenir les idées de DSK au PS

17 novembre 2006

Ségolène Royal élue candidate du PS avec 60,62% des voix

Arton4251 Ségolène Royal a été désignée, jeudi 16 novembre, candidate du Parti socialiste (PS) pour la présidentielle de 2007, remportant largement dès le premier tour la primaire qui en fait la première femme avec une chance réelle d’accéder à la présidence de la République.

Mme Royal, 53 ans, a obtenu 60,62 % des suffrages, hors Antilles et Guyane, a annoncé vendredi peu avant 2 heures Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande et seul autorisé à donner des résultats officiels. La victoire au premier tour de la grande favorite était assurée dès avant minuit. Ségolène Royal portera les couleurs du PS à la présidentielle. Elle a remporté haut la main jeudi soir 16 novembre, avec plus de 60% des suffrages, la primaire socialiste et appelé aussitôt les Français à gravir avec elle la "montagne" présidentielle, ses deux concurrents Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius reconnaissant rapidement leur défaite.

Elle a recueilli 60,62% des suffrages, selon les résultats définitifs communiqués vendredi matin par le directeur de cabinet du Premier secrétaire du PS François Hollande, Stéphane Le Foll.Dominique Strauss-Kahn a recueilli 20,83% des suffrages et Laurent Fabius 18,54%. "Grande satisfaction" de Hollande Le taux de participation a atteint 82,04%, "un chiffre jamais atteint, historique" pour le PS, selon M. Le Foll.

"C’est une grande satisfaction pour le Parti socialiste et son Premier secrétaire", a-t-il ajouté, citant François Hollande depuis sa circonscription de Tulle (Corrèze). Se refusant à tout triomphalisme, les ségolénistes ont aussitôt appelé au rassemblement de tous les socialistes autour de la candidate en vue de la présidentielle. Ségolène Royal "peut gagner elle doit gagner", a répondu Jean-Christophe Cambadélis, proche de Dominique Strauss-Kahn. Scores Ségolène fait son score le plus élevé en Lozère, avec 83,77% des suffrages. Elle bat même Dominique Strauss-Kahn dans son fief du Val d’Oise, avec 44,87% des votes contre 42,73% pour "DSK".

En revanche, Laurent Fabius fait le plein de ses voix en Seine-Maritime, avec 61,34%, loin devant Ségolène Royal (24,03%), arrivé deuxième. Dans les puissantes fédérations du Nord et du Pas-de-Calais, la candidate dépasse la barre des 60% de voix, contre seulement 47% dans la plus grosse fédération socialiste, celle de Paris, où elle devance M. Strauss-Kahn (36,76%) et Laurent Fabius (15,34%).

"Je repars de la base" Très vite, la grande gagnante a fait part jeudi soir de son "bonheur", affirmant "mesur(er) l’honneur qui (lui) est fait par tous les militants qui sont venus massivement voter". "Ils ne seront pas déçus", a-t-elle promis. "Nous allons construire ensemble quelque chose d’extraordinaire". "L’heure maintenant sera au rassemblement. Je vous en reparlerai demain, ce que je veux simplement faire c’est méditer et vivre pleinement ce moment de bonheur", a-t-elle ajouté, interrogée depuis sa circonscription de Melle (Deux-Sèvres).

Elle a fait part de son intention de contacter vendredi ses concurrents malheureux. "Aujourd’hui, je repars de la base pour remonter la montagne et gravir cette montagne avec les militants socialistes qui m’apportent leur confiance, avec tous les Français qui ont envie que ça change et nous allons tous ensemble gravir cette montagne jusqu’en mai 2007", a-t-elle ajouté. DSK, "la surprise" "On n’a jamais vu un phénomène politique de cette ampleur depuis 1981", s’est enthousiasmé son porte-parole Gilles Savary.

Dans les couloirs du siège du Parti socialiste à Paris, Jack Lang s’est également félicité d’une "victoire haut la main". Bien que battus, les strauss-kahniens se montraient satisfaits de la "fantastique percée" de leur poulain. "La révélation, c’est quand même Dominique Strauss-Kahn. Il est la surprise du scrutin", a souligné le député Jean-Christophe Cambadélis. "Si vous mettez bout à bout l’élection de Ségolène Royal et la percée de Dominique Strauss-Kahn, vous pouvez dire que ce soir, une nouvelle époque a commencé au Parti socialiste", a-t-il dit. DSK tiendra une conférence de presse vendredi à 15h.

"Dominique Strauss-Kahn fera entendre sa voix tout au long de la campagne pour battre Nicolas Sarkozy, donc pour que Ségolène Royal l’emporte", a assuré M. Cambadélis. "Nous lui souhaitons bon vent, bon courage, bonne campagne". Désormais, "nous allons nous donner la main", voulait croire Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal. La main tendue par la candidate "est sincère et naturelle car nous sommes tous socialistes".

"Je pourrais épiloguer sur les sondages qui ont certainement joué un rôle" et "sur les adhérents les plus récents qui ont voté massivement" mais "quand il y a un score comme celui-là, tout ça est secondaire", a déclaré de son côté Claude Bartolone, directeur de campagne de Laurent Fabius, grand perdant de ce scrutin. "La seule chose qui compte, c’est que les socialistes doivent se réunir dans les meilleures conditions possibles" et "préparer déjà les affiches et la colle" pour 2007, a-t-il conclu, avant de quitter la rue de Solférino.

16 novembre 2006

DSK : "Les cartes peuvent encore être rebattues"

20061115fig000000177_15031_3 L'ancien ministre des Finances répond « vivement » aux critiques de Ségolène Royal et se félicite du soutien de proches de Lionel Jospin.


LE FIGARO. - En vous affichant comme le candidat de la social-démocratie, n'êtes-vous pas en décalage avec la gauche française ?

Dominique STRAUSS-KAHN. - Je suis un pas en avant ! Les Français s'inquiètent des propositions libérales de la droite, ils ne sont pas convaincus par les positions traditionnelles de la gauche, je veux dessiner un chemin efficace dans la mondialisation. La social-démocratie rénovée, qui implique une société en mouvement, davantage fondée sur la négociation, est une idée neuve en France.


Vos adversaires vous reprochent de vouloir construire une Europe à cinquante...

On construit l'avenir en portant son regard vers l'horizon, pas en agitant les peurs. Si on se projette dans cinquante ans - et c'est le rôle du président de la République - le monde sera composé de grands ensembles. L'un dominé par l'Amérique du Nord, d'autre part la Chine, par l'Inde, par le Brésil et l'Argentine. Je ne sais pas si l'Europe sera l'un de ces grands ensembles. Je le souhaite et je suis convaincu que si tel est le cas, c'est que nous aurons assumé nos responsabilités sur l'ensemble méditerranéen. Ce ne sera pas une Europe à 50. Il y aura évidemment des degrés différents d'intégration. Il y aura un coeur, autour de la zone euro. Il y aura des franges, mais on ne pourra pas conserver l'influence de l'Europe en la limitant à un territoire allant du détroit de Gibraltar au Bosphore. Les limites de ce nouvel ensemble, ce sont les neiges de l'Arctique au nord, les sables du Sahara au sud, l'Atlantique à l'ouest et les confins de l'extension chinoise à l'est.

 

L'Institut de l'entreprise chiffre votre proposition de « patrimoine de départ » pour chaque jeune à 7 milliards d'euros. C'est cher...

Cela pourrait être un peu plus... Ou un peu moins, en fonction des critères qui seront retenus. Mais il faut le faire. Il existe aujourd'hui un fossé trop souvent infranchissable pour que les jeunes puissent s'insérer dans notre société. Nous avons une dette à leur endroit. Je veux l'honorer. Mais il y a plus que 10 milliards à reprendre sur les baisses de l'impôt sur le revenu, octroyées par la droite aux 10 % de contribuables les plus riches. Pour eux, on doit revenir aux taux qui étaient en vigueur avant la réforme. Et cela financera amplement l'aide aux jeunes. 10 milliards d'euros, c'est aussi l'équivalent du montant des droits de succession, que Nicolas Sarkozy veut supprimer. Lui a-t-on demandé comment il comptait financer cela ?


Selon les sondages, Ségolène Royal serait la mieux placée pour battre Nicolas Sarkozy. En quoi seriez-vous un meilleur candidat ?

Nicolas Sarkozy veut renoncer à ce qu'est la France et adopter un modèle largement calqué sur les États-Unis. Cette voie est une erreur. Ma priorité n'est pas seulement économique, comme le serait celle d'un libéral ; elle n'est pas seulement sociale, comme le serait celle d'un gauchiste. Elle consiste à tresser les deux, à rechercher la compétitivité sans perdre la solidarité. Le retour à l'ordre, fut-il juste, ne peut pas être le seul projet pour la gauche. On ne peut pas être seulement dans le repli, il faut aussi être dans le mouvement. J'ai la conviction que, au bout du compte, celui qui sera perçu comme pouvant être le meilleur président - parce qu'il propose, comme je l'ai dit, un chemin efficace dans la mondialisation - sera le meilleur candidat.


Pourquoi voulez-vous un président engagé ?

C'est ainsi qu'il sera utile. Le monarque républicain, au-dessus des débats, délivrant tel un oracle de vagues sentences, irresponsable politiquement, est inefficace. Je veux un président engagé dans l'action. Ce qui touche la vie de tous les jours des Français se décide au G8 ou à Bruxelles. On a besoin d'un président qui dirige l'exécutif, qui prenne les décisions, qui les mette en oeuvre. Aujourd'hui, quand les choses vont bien, le président essaie d'en tirer profit et quand cela va mal, il se défausse sur son premier ministre. Je ne veux pas d'un président qui fasse tout, mais je veux un président qui assume tout.


Ségolène Royal trouve que la campagne socialiste est trop longue. Et vous ?

Pas moi ! Cette campagne, qui était comme une demi-finale, a fait apparaître les différences entre nous, nos forces et nos faiblesses. Mais la finale sera encore plus longue. D'où l'importance d'être prêt à mener une campagne... très longue. J'y suis prêt !


François Hollande est-il resté impartial dans cette campagne qui se durcit en fin de course avec la diffusion d'une vidéo contestée de Ségolène Royal ?

J'aurais aimé que le premier secrétaire mette, avant le début de la campagne, tous les candidats sur un pied d'égalité - ce qui n'a pas été fait. Quant à la vidéo, parlons-en ! Ce n'est pas la vidéo qui est contestée - Ségolène Royal en assume le contenu, avec lequel je suis en désaccord. Ce qui est contesté, c'est sa diffusion. Je m'élève contre la rumeur salement distillée qui en attribue la responsabilité à quelqu'un qui me soutiendrait. Mais il faut comprendre que nous entrons dans une ère nouvelle. Avec Internet, toute déclaration publique d'un responsable politique peut être diffusée. Chacun devra faire attention à ne pas avoir un langage différent quand il sait qu'il va être entendu et quand il croit qu'il ne l'est pas. Au demeurant, n'y a-t-il pas une contradiction à se plaindre de voir diffusée une vidéo tournée officiellement et proposer de filmer les Conseils des ministres ?


Espérez-vous un geste de Lionel Jospin en votre faveur ?

Pour Lionel, le premier tour approche à grands pas... Mais la plupart de ses proches ont déclaré qu'ils voteraient pour moi.

Pour vous, le second tour est-il un espoir ou une certitude ?

C'est un espoir. Personne ne peut avoir de certitude, car personne ne connaît le rapport de forces au sein des militants : les sondages portent sur les sympathisants. Ma présence au second tour est une nécessité : elle renforcerait l'orientation sociale-démocrate dans le parti ; elle montrerait que le caractère inexorable d'une des candidatures était fallacieux. Les cartes seraient rebattues et, alors, tout redeviendrait possible.

Ségolène Royal vous a accusé de machisme : comment réagissez-vous ?

Vivement. Dans une campagne, on peut contester les propos tenus par ses concurrents - c'est ce que je fais s'agissant du temps de travail des enseignants. On ne peut pas inventer des propos - or, c'est ce que fait Ségolène Royal pour l'occasion. Le véritable féminisme, celui pour lequel je me bats, c'est de ne juger personne à partir de son genre, mais chacun à partir des solutions qu'il apporte pour son pays. Voilà ma conception de la politique.

Les militants socialistes à l'heure du choix

20061116fig000000201_24932_3 Le Figaro : Publié le 16 novembre 2006

Les adhérents du parti votent ce soir pour départager Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius. L'OMBRE d'un second tour plane-t-elle sur le PS ? Les 218 771 militants socialistes inscrits se prononcent aujourd'hui, entre 16 heures et 22 heures, dans la plupart des 4 000 bureaux de vote ouverts par le PS, pour départager les trois candidats à l'investiture pour la présidentielle l'année prochaine : Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius.

Le premier secrétaire du PS François Hollande a appelé à une participation massive. La présidente de Poitou-Charentes, portée par un fort mouvement d'opinion, une « ferveur » dit-elle, est de loin la favorite. Mais son avance s'est effritée tout au long de la campagne interne. Ses adversaires y ont vu l'émergence d'un « doute ». Hier, tous les socialistes se posaient la même question : peut-elle être mise en ballottage. « La droite attend un ballottage » pour faire campagne « sur la candidate minoritaire » du PS, a mis en garde Ségolène Royal dans sa dernière vidéo pour mobiliser ses troupes. « Il y a un risque très sérieux de ballottage, il faut l'éviter à tout prix », a déclaré lundi dans le journal de Saône-et-Loire le porte-parole de Royal, Arnaud Montebourg.

Report de voix entre Fabius et Strauss-Kahn. Quoi qu'il en soit, ses proches se veulent rassurants. « La probabilité d'un second tour est faible », estime le numéro deux du PS, François Rebsamen, coordinateur de sa campagne. « De toute façon, elle serait tout près de la majorité », relativise un de ses conseillers politiques. Même au terme d'un second tour, les « royalistes » ne doutent pas qu'elle soit désignée. « Pourquoi perdre une semaine ? » dit l'un d'eux.

En rivalité pour la place de deuxième, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn rêvent tout deux de mettre en difficulté la présidente de Poitou-Charentes. Dans le cadre d'un second tour, « qui serait vécu comme un échec pour Ségolène Royal », estime un partisan de DSK, ils estiment retrouver des chances de l'emporter. Ceux qui ont voté pour elle, parce qu'elle était censée gagner, pourraient revoir leur vote, escomptent-ils. Ils espèrent aussi un report de voix entre eux, malgré leurs profondes divergences politiques. Qui des deux pourrait être le finaliste ?

Fabius possède un fort réseau dans le parti. Strauss-Kahn a progressé au cours de la campagne interne, si l'on en croit les sondages effectués sur les sympathisants socialistes. Dans les derniers jours, notamment avec la diffusion d'une vidéo montrant Ségolène Royal critiquer le temps de présence des professeurs, le climat s'est alourdi au PS. « Je serai soulagé de la fin du Barnum », a déclaré mardi le député des Landes Henri Emmanuelli, qui n'a pas pris position entre les prétendants. Les résultats devraient être connus tard dans la nuit.

Avant d'avancer une estimation, il faudra sans doute attendre les chiffres de la région parisienne, qui représente 20 % du corps électoral. Par avance, Fabius et DSK ont mis en doute la sincérité du vote dans quelques fédérations, par exemple l'Hérault. Si le résultat est serré, iront-ils jusqu'à le contester ? La mise en garde est formulée.

14 novembre 2006

DSK désire une "police permanente" dans les banlieues

608210554 PARIS (Reuters) - Dominique Strauss-Kahn a déclaré qu'il souhaitait "plus de police" dans les quartiers difficiles des banlieues mais une "police permanente" et non des Compagnies républicaines de sécurité. Critiqué pour avoir prôné le retrait des CRS aux abords des cités un an après les violences urbaines de l'automne 2005, le présidentiable socialiste a rejoint Laurent Fabius, qui a traité de "salopards" les auteurs de l'attaque d'un bus à Marseille.

"Je n'aurais pas employé ce mot-là, mais je pense la même chose", a-t-il dit sur France info. Face aux réactions suscitées par sa position sur la présence policière, l'ex-ministre de l'Economie a jugé la polémique "misérable" et réaffirmé qu'il était préférable de "retirer les CRS des banlieues" et d'y envoyer "de la police permanente". "C'est à dire faire le contraire de ce que fait Nicolas Sarkozy qui a vidé les banlieues de leurs policiers pour les mettre dans les centre-ville", a-t-il avancé.

"La police adaptée à la situation dans les banlieues, c'est la police permanente", a-t-il insisté. Sur le plan judiciaire, Dominique Strauss-Kahn a reproché au gouvernement de vouloir créer une qualification pénale nouvelle chaque fois qu'on voit apparaître un problème dans les banlieues alors qu'on peut déjà appliquer les textes actuels. "On peut condamner les personnes qui mettent au point ces guet-apens à partir de ce qui existe sur les bandes organisées, par exemple", a-t-il estimé.